dimanche 4 juillet 2010

Hasta Pronto Argentina

Je finis donc de raconter mes derniers jours en Argentine depuis La Paz, ou je suis arrivee hier soir.

Je ne me suis pas vraiment rendue compte que je devrais dire au revoir si vite a l'Argentine. Apres 3 semaines passees la bas, j'ai encore l'impression de n'avoir vu qu'une infime partie de ce pays qui me fascine de plus en plus...

J'ai pourtant vraiment profite de mes derniers jours. Mercredi j'ai eu la chance d'être invite a aller jouer au polo a l'estancia de la Martina. C'est un des noms les plus respectes dans le monde du polo, tout d'abord pour sa longue tradition d'elevage et d'entrainement de chevaux, mais egalement pour la renommee de la fameuse marque eponyme, La Martina. Mais ce qui fait par dessus tout la gloire de l'estancia, c'est le talent du plus jeune fils Cambiaso, portant le numero 1 de l'equipe La Dolfina, et egalement le numero 1 mondial dans le cercle des joueurs de polo.

J'ai donc eu la chance d'être accueillie par des personnes incroyablement simples et chaleureuses, a defaut d'être pretentieuses et snobs. Je m'etais toujours represente le polo comme un sport elitiste qui ne laissait la place qu'a un cercle bien defini de personnes qui avaient deja leurs entrees dans le milieu. Grace aux Cambiaso je decouvrais un sport a part entiere, une ambiance familiale et decontractee, et des sensations a cheval assez fantastiques! Apres une initiation d'une heure au maniement du maillet avec Juan Jose, un garçon de l'estancia, nous avons tous partage un asado, qui encore une fois aurait pu facilement nourrir un village entier. 5 autres français nous avaient rejoint entre temps, tous membres d'un equipage d'Air France, et s'appretaient egalement a prendre une leçon de polo l'apres midi. La plus part n'avait jamais eu l'occasion de prendre de vraie leçon d'equitation, et a l'exception de l'un d'entre eux, qui etait un fan de polo et possedait un club en France, aucun n'avait jamais joue a ce sport. Ce qui ne nous empechat pas de se lancer a toute vitesse sur le terrain, et de passer plus de 2heures a jouer sans relache. A la fin de la journee, nous etions epuises et pouvions a peine sentir nos jambes et nos bras, mais nous etions surtout, sans exception, incroyablement enthousiasmes par ce sport. Je dois dire que aujourd'hui encore, 4 jours plus tard, je suis encore pleine de courbatures et marche d'une façon un peu raide. Mais si on me proposait de remonter a l'instant, je n'hesiterais pas une seconde!

Un jour et beaucoup de douleurs musculaires plus tard, nous avons decide avec Pierre, un ancien ESCP (et chose assez extraordinaire, un ancien de Stan-Cannes aussi, rencontre a Buenos Aires par l'intermediaire de mon ami Juan), d'aller passer la journee a Colonia Del Sacramento, en Uruguay. Nous avons donc pris le ferry a 7h du matin pour arriver 1h plus tard de l'autre côte du fleuve, dans une petite ville coloree et atypique, pleine de charme et de contraste, avec ses maisons acidulees, ses viellies voitures, son eglise coloniale et ses petits squares bordes d'arbres tropicaux. Chacune des rues du centre semble garder une trace d'influence Portugaise ou Espagnole, preuve aussi d'une lutte pour la possession de cette petite colonie situee juste a l'embouchure du fleuve Rio Paraña. Nous en avons fait assez vite le tour malgre tout et avons alors decide de louer pour quelques pesos une petite golfette pour aller faire un tour sur la cote.

Avec des pointes de vitesse a 30km/h (en descente et en vent arriere), on est pas alle bien loin. Enfin suffisament loin pour se rendre compte que passe le centre ville, le paysage n'etait plus aussi propre et lisse... Proprietes en ruine et maisons bidonvilles se tenaient a cote de proprietes plus richement construite, possibles pied-a-terre de quelques Porteños fortunes, qui de ce fait pouvaient profite du sable fin des plages de Colonia.
En continuant sur la route du bord de mer nous sommes tombes sur un enorme hotel&Golf Sheraton, contraste assez frapant avec ce que nous avions vu jusque la. Profitant du fait que les vigiles etaient tous rentres a l'interieur de l'hotel pour voir le match Uruguay-Ghana, nous sommes rentres avec notre mini golfette sur le terrain de golf pour admirer les environs. Enfin, officiellement.. Le but etait surtout de voir au bout de combien de temps on reussirait a engager une course poursuite avec la securite du golf dans nos mini epaves qui faisaient un bruit de feraille a tout casser!

Finalement la securite ne se fit pas voir et on decida d'aller jeter un coup d'oeil au match de foot a notre tour. On arriva juste a temps pour voir le Ghana marquer, et on dut partir tout aussi vite apres que Pierre ait exprime un peu trop ouvertement sa joie pour ce premier but.

Au retour, on fit un detour par "l'hippodrome", ou plutot immense pature où quelques chevaux gambadaient en liberte, puis par la "Plaza de Toros", ultime vestige de la tradition espagnole de la corrida, qui n'a plus cours ici depuis des annees. Les rues etaient desertes, mais un cri de joie unanime venant de toutes les maisons alentours nous fit comprendre que l'Uruguay venait d'egaliser...

On est don rentre dans le centre pour voir la fin de la partie. Apres la victoire, plus que tiree par les cheveux, de l'Uruguay, les rues se remplirent de centaines de personnes en quelques minutes! Et soudain, ce petit village qui nous avait semble absolument desert etait en fete et revetait des allures de Place de la Bastille pour la fete de la musique...

Apres un retour en ferry le soir et le bouclage de ma valise, je me jetais dans mon lit (avec precaution quand meme au vue des courbatures que je sentais et sens toujours!) pour quelques heures seulement, et etais de nouveau dans le bus samedi matin direction l'aeroport et la Bolivie, d'ou je vous ecris aujourd'hui!

J'ai retrouve Celeste et Tiphaine assez depitees apres une experience plutot tres desagreable dans une boutique de developpement de photos qui a reussi a perdre une bonne partie des photos de Celeste.
Enfin apres s'être faites traitees de "Gringos de Mierda", elles ont finalement eu gain de cause et on pu reucperer une partie de ce qu'elles avaient perdu.

Je dois maintenant arreter d'ecrire car nous devons liberer notre chambre d'hotel. Nous partons vers Copaccabana aujourd'hui, sur les bords du Lac Titicaca.

Je vous embrasse et a tres vite!
Lea

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